La vraie monnaie

Vraie monnaie

La vraie monnaie c'est le partage

Chers enfants de Dieu, au vu de ce dont nous avons besoin ici-bas pour notre vie, pour notre maintien, pour notre conservation, notamment les choses matérielles en passant par les plus essentielles comme la nourriture, la boisson, le toit ; au moins essentielles comme les loisirs, etc. J'ai tenu à écrire cet article pour mieux vous guider dans la quête de l’argent pour vos besoins. Mais déjà je vous donne la quintessence en vous disant que la vraie monnaie c'est le partage, c'est la charité qui est la véritable monnaie

Quand l'Homme se retrouve ici-bas, il a besoin de nombreuses choses pour son bien-être, pour se conserver, pour avoir le bonheur, pour fuir le malheur, car comme ces mots l'indiquent, le bonheur c'est la bonne heure, c'est le moment où on passe un bon temps, où la vie nous est belle, où nous avons du plaisir. Et à contrario le malheur est l'heure mauvaise, mal. Le moment où on passe un mauvais temps, où la vie nous est dure, où nous voulons même parfois mourir.

Je vous précise d’abord que cette dualité en cette vie terrestre (bonheur et malheur) s'appliquent à tous, ce n'est pas la quantité d'argent qui fait entrer ou ne pas entrer dans l'un ou dans l'autre, même si c'est très vrai que l'argent participe au bonheur, et nous éloigne du malheur. Sinon, l'Homme sera toujours dans cette dualité et vivra ces deux moments : le bonheur et le malheur. Siracide dit à ce propos que : « De grands tracas ont été créés pour tout homme et un joug pesant est sur les fils d'Adam depuis le jour où ils sortent du sein de leur mère jusqu'au jour où ils retournent à la mère universelle. »[1] Puis, il précise que cela est « pour tout être de chair, de l'homme à la bête, mais pour les pécheurs 7 fois plus. »[2] Donc, si l’argent participe à notre bonheur, cela ne signifie pas que l’argent fait le bonheur, car même si vous avez tout l’argent du monde, vous aurez toujours beaucoup de malheurs.

Le partage est ce qui précède la monnaie car historiquement, le parcours de la monnaie de la création du monde peut se diviser en trois principales étapes qui sont le partage, le troc (qui est la forme plus évoluée du partage), et enfin l’argent. Ce n’est pas forcement de manière chronologique puisque les communautés ont eu des manières différentes de vivres, mais ça se situe sur ce schéma progressif.

Les Hommes ont d’abord commencé à vivre dans la charité, dans l'échange pour pouvoir survenir à leurs besoins: je fais dans l'agriculture, tu fais dans l'élevage. Quand je moissonne mon champ je te donne une part de mon produit, quand tu mets à mort ta vache, tu me donne une part de viande. C'est ainsi que les Hommes vivaient avant, c'est le moment fondamental de la monnaie. J’ai un travail à faire, je t’appelle pour que tu me prête main forte et après je te récompense par des biens ou par un autre travail que je ferai aussi pour toi si l’occasion se présente, même chose pour toi.

Plus évolué que ce temps là, le troc a été plus coordonné et plus aménagé et c'est ainsi que les Hommes vivaient. La charité avait déjà perdu bien de sa valeur sur cette forme, mais quelque chose encore restait parce que ce sont des produits qu'on échangeait, les biens récompensaient des biens : je te donne deux mesures de sel, tu me donne une mesure d’huile, c’est comme cela que ça s’est poursuivi.

Et, troisième forme est monnaie, que ce soit les cories, les pièces de métal ou les billets d'aujourd'hui, c'est la troisième forme d'échange, la plus évoluée, et la plus répandue en ce moment. Cela consiste en ce que pour une prestation de service, c'est non pas une autre chose c'est-à-dire quelque chose d'une autre nature ou d'une autre forme qu'on reçoit, mais c'est de l'argent : du papier ou du métal. C’est produit contre papier, service contre métal. Et c’est ce métal qui sert maintenant d’échange, selon la valeur fixée des choses par rapport à lui. Cet argent est raréfié pour qu'il puisse aller de pair avec la ressource car l'abondance de l'argent ou son manque entraine  des crises, qui produisent pour leurs corrections l'inflation (la montée des prix des produits) ou la déflation (baisse des prix des produits). L'argent en effet, puisque c'est du papier et des pièces de métal qui en eux-mêmes peuvent ne même pas parfois avoir un pour cent de la valeur qu'on leur accorde peuvent être produits en grande quantité de la manière à enrichir tout le monde, si on ne s'en tient qu'à leur valeur, mais on ne le fait pas, on ne produit pas assez de la manière à donner des tonnes à chacun parce qu'il n'y aura pas autant de ressources matérielles, de produits avec quoi échanger cet argent, l'anecdote est que si un jour tout le monde devrait être riche, c'est ce jour où il y aura le plus de pauvres. Car si chacun a de l'argent en grande quantité, qui va encore aller au champ, qui va encore aller travailler ? On voudra plutôt acheter ce que les autres ont, mais on n'aura donc pas parce qu'ils ne les produiront plus puisqu’eux-mêmes ont déjà beaucoup d’argent, et veulent aussi se contenter de s’acheter ce que d’autres ont, et non plus produire. Voilà pourquoi on raréfie l'argent alors qu'on peut en produire en très grande quantité puisque c'est du papier. Mais il faut que l'argent produit soit proportionnel aux ressources. Aussi que les ressources sont rares, tant l'argent est rare. Je vous explique tout ceci pour que vous compreniez bien comment les choses fonctionnent et que vous ne perdiez pas ou plus votre temps à courir après les choses vaines, qui ne seront d'aucune utilité. L'argent c'est du papier qui en lui-même peut ne même pas valoir le ¨un pour cent¨ de la valeur qu'on lui attribue, mais dans un système économique où on l'a retenu, c'est un instrument d'échange. C’est ce qu’il en est de la troisième forme de monnaie qu’est l’argent.

 

Maintenant, je vous invite à savoir que les vraies richesses sont les produits matériels, et même dans les produits matériels, la vraie richesse c'est la nourriture. On peut ajouter l'eau. Voila pourquoi Salomon disait que « le bonheur qui convient à l'homme est de manger, de boire et de jouir de ce qui est bon au milieu de son travail qui lui donne tant de peine sous le soleil, pendant les jours que Dieu lui donne à vivre ; c'est là ce qui lui revient. En effet, si Dieu donne à un homme des richesses et des biens, et s'il lui accorde la possibilité d'en profiter, de retirer ce qui lui revient et de trouver de la joie dans son travail, c'est un don de Dieu.»[3] Donc, dès qu'un Homme a de quoi manger et boire, il a déjà la richesse car c'est de ça qu'on a besoin fondamentalement pour vivre, les autres choses sont annexes. La mauvaise politique donc serait la politique qui décourage les Hommes à produire la nourriture car comprenez-le bien, la richesse c'est la nourriture, je suis riche quand j'ai de quoi manger à satiété. Les voitures, les maisons, les comptes bancaires, qu'est-ce que cela fait? J'ai une voiture de 100 places, mais je serai toujours sur cette terre. J'ai un château pour maison, je n'occuperai jamais un espace de plus de deux mètres carré ; celui qui a la cabane et moi c'est la même chose, personne n'occupe dans son lieu un espace de plus de deux mètres carrés. J'ai une maison de 10 chambres, je dormirai toujours dans une seule chambre, pas dans deux ou trois, mais dans une. Chers frères, comprenez bien ce qu'est la richesse et ce que Dieu attend de nous pour ne pas tomber dans les pièges du matériel qui éloignent l'Homme de Dieu. Ta richesse c'est ta nourriture. Quand l'Homme meurt, il n'emporte rien, même cette nourriture, il ne l'emporte pas, il la remet, mais la nourriture est la chose qui a fondamentalement participé à sa conservation.

Nous vivons dans un monde où l'argent à une très forte ampleur, ce n'est pas en-soi mauvais car  les choses ne sont pas en-soi mauvaises mais c'est nous qui en faisons une mauvaise utilisation. Je vous exhorte donc à ne pas perdre qu'à coté de l'argent, il y a aussi la charité. Encore aujourd'hui, des groupes et des communautés peuvent bien vivre sans argent, par la charité et l'entraide, ce que j'ai, je te donne ; ce que tu as, tu me donne, on rassemble ce que nous avons de différents et on se les partage. Le partage est la perfection de la monnaie, l'argent et le troc sont des monnaies plus imparfaites, par ordre décroissant car l'argent est la pire imperfection de la monnaie jusqu'à maintenant. Même la forme est mauvaise, quand on voit un Homme se peiner pour quelques grammes de papier, certes avec cela il peut s'approprier des tonnes de matières, mais je disais que d'un simple coup d'œil la forme est mauvaise.

Avec le système monétaire en effet, nous sommes dans les automatismes de service, de rémunération, de vente, d'achats et autres alors que, le partage atteint sa perfection en ce que ça va avec le cœur, l'argent même quelque part aliène car à cause de l'argent, le commerçant peut vendre même à son ennemi, et peut se voir ainsi contrarié dans son cœur. Dans le partage, son ennemie n'aurait même pas l'audace de venir le voir. Le partage, tout en maintenant les avantages de l'argent, possède l'avantage suprême : c'est qu'il fait intervenir le cœur; je te donne ce que j'ai, tu me donne ce que tu as, dans l'amour, par le cœur, non par l'automatisme et dans la corruption. C'est vrai que de part et d'autres il y a avantages et inconvénients, mais j'ai dis que la perfection du partage vient de ce qu'il fait intervenir le cœur, dans sa pureté. Si l'argent a été créé pour l'échange, par le partage aussi, on échange ; mais mieux est qu'il fait intervenir le cœur, la justice de Dieu.

Le partage est la perfection de la monnaie.

 

[1] Siracide 40.1.

[2] Id. 40.8.

[3] Ecclésiaste 5.17-18.